Boubou CrossWing Factory
Jean-Siri : Boubou, première saison en papa : ça change quoi pour un triathlète ?
Boubou : "Je pourrais te dire, que j'ai du réorganiser mon emploi du temps, que je passe mon temps entre biberon et home trainer, mais en fait il n'en est rien.
Pour la simple et bonne raison que c'est la saison morte niveau training et surtout que j'ai ma ptite femme qui est omniprésente à la maison (car ayant été licenciée suite à sa grossesse). Ma prépa pour Sherborne a donc pu se faire dans de bonnes conditions pendant les vacances, et depuis, mon entraînement est assez faible. Je peux donc m'occuper de la poulette.
Ceci dit, lorsque nous travaillerons tous les 2 (ce que j'éspère) ou que je serais obligé d'augmenter mes charges d'entraînement, il faudra forcément réaménager l'emploi du temps. Mais cela ne me dérange pas, ma copine est très compréhensive et sait que j'ai besoin de mon entraînement journalier, sinon je suis tout bougon (endorphine quand tu nous tiens ) et travaillant en piscine je peux nager un peu quand je veux, ca ne me dérange pas trop d'avoir à courir à 6h du matin, même si ce n'est pas l'idéal. A partir du moment où l'on c'est fixé un objectif, on peut trouver les moyens d'y parvenir, même si ce n'est pas toujours facile, je te l'accorde. "
En dehors de l'aspect chronophage qu'implique le fait d'avoir un babe, c'est super, ça change la vision des choses ! (prévoir plus de temps pour aller sur les courses et un minimumd'organisation !)
Jean Siri : Cette saison a été assez complète au niveau des distances, c'est une année charnière ou une volonté de polyvalence ?
Boubou : "Je vote pour une année charnière !
En fait, je devais rester sur sprint-CD et MD cette année , mais une blessure au mois d'Avril m'a coupée dans mon bon élan de début de saison. Et après ma reprise, mon emploi du temps aidant, Nick m'a redonné à l'esprit l'envie de faire un IM. Et hop 2 mois avant Sherborne je me suis inscrit et je ne le regrette pas. 3 semaine après : VdR ! C'est bon j'avais trouvé le format qui m'apportait le plus de satisfaction niveau entraînement et compet, même si c'est également celui qui est le plus contraignant.
J'envisage donc cette année de me lancer sur ce type de course."

Jean Siri : Parallèlement, tes premières armes dans le coaching te suggèrent-elles que les triathlètes ont besoin d'accompagnement ?
Boubou : "Je ne vois pas pourquoi les triathlètes seraient différents des autres sportifs ! D'autant qu'il ya 3 activités donc la complexité est d'autant plus grande. Pourtant du fait de 3 disciplines à pratiquer et donc le temps manquant, la plupart s'entraîne seul et n'ont pas toujours (souvent) les connaissances et le recul pour m'être au point un entraînement adapté et de qualité. (j'ai déjà vu un gars arrivé sur le bord du bassin, pas échauffé, il met plaq, pull et part pour des séries ! . Le pire c'est qu'il est assez connu dans les coin !)
Mais au delà de le connaîssance des zones physiologiques, des principes de l'entraînement ou autres, ce qu'il manque à la plupart des triathlètes, je pense, c'est du recul par rapport à leur activité et à leur pratique (je le sais il me l'a manqué pendant 3 ans). Très peu s'écoutent et font attention à ce qu'ils font quand ils le font. Réfléchir à sa pratique, à son entraînement et s'écouter est la base si on veut intégrer et assimiler l'exercice. On ne part pas s'entraîner pour s'entraîner, mais pour travailler un objectif particulier lui même intégré dans une structure.
Donc un encadreement oui, mais pas trop pesant pour laisser une liberté et une autonomie suffisante à l'athlète. "
Jean Siri : Ta saison 2006 sera "dans les roues" ou "dans le vent" ?
Boubou : "Dans le vent of course !
Le drafting quand c'est interdit ça me gave et je ne comprend vraiment pas ceux qui le pratique !
Quand c'est autorisé, je ne me retrouve plus dans ce sport, ce n'est plus la même chose (sans pour autant dire que c'est mieux ou moins bien, plus ou moins dur). C'est juste que mon idée du tri est loin de ce qu'est un course avec draft. "
Jean Siri : Si un jour tu vas à Hawaï, on se refait une interview ?
Boubou : "Si tu payes bien, pas de problème ! "