Mon Embrunman 2006.

Publié le par Jean Siri

Ces événements se déroulent entre 5h et 24h
 le jour des élections primaires de Californie.
 
 
 
5h, le réveil ne sonne pas. Forcément, je l'ai mis à 5h30. Mais aujourd'hui, c'est différent, c'est le 15 août et c'est la fête de ma fille !!!
Pas de gâteau-sport mais mon sac à provision ED et mon appareil photo autour du coup pour une journée qui sera très très longue.
5h58, il fait trop nuit, impossible de prendre quoique ce soit.
6h ... mon 7D est prêt pour le jour J, lui. Et saisi un des moments les plus intenses : le départ de l'Embrunman.
Je les admire déjà. 1000 champions. Rien que ça.
Grimpette en papotant avec mon frère dans la montée des Puys. Objectif : trouver un éclairage suffisant, un peu de "vue", et de quoi anticiper l'arrivée des champions.
Et voilà nos poulains qui défilent les uns après les autres. "Bonne journée".
Cette première montée passe toute seule à l'aube de ce parcours et pourtant c'est un morceau.
Les derniers passent ... pour eux ce sera un petit peu plus long.
Direction la voiture - escale à Embrun pour les croissants (qui ne sont décidément pas la spécialité locale) - et on file au sommet de l'Izoard. Même en voiture la route est longue !
2 virages avant le sommet, je gare la JS-mobile. 5° m'annonce-t-elle.
Il nous faudra faire des aller-retour dans la voiture régulièrement pour supporter les 3h au bord de la route.
Puis les voilà qui passent les uns après les autres.
Pour ceux qui participaient : rassurez-vous, personne ne donne réellement l'impression d'aller très vite.
Puis les copains : Gilles concentré, Nicolas forban, Stéphane qui doute, Patrick souriant pendant 14h30 (oui, il ne sourie pas dans l'eau), Etienne under-mytochondrié, PhiLLLLippe acidosé, et Philippe ... mais surement.
Retour au plan d'au. La fin de l'après-midi est plus longue ... Et la soirée le sera tout autant.
Gilles toujours sur sa lancée.
Nicolas qui peine.
Stéphane qui se refait une santé du tonnerre.
PhiLLLLippe la gazelle avec qui il ne faut pas poser le vélo.
Patrick ... moins souriant mais ça va revenir.
Etienne qui semblait ne pas réaliser.
Et enfin ... 17h. La fin de l'après midi approche. Et l'inquiétude monte. Je rejoins avec ma femme le fils de Philippe ("Le Coach"). Il parle, il parle ... 17h10 ... il parle, il parle. Je le regarde avec un petit pincement au coeur.
17h12 ... puis 13 ... des petits moments de silence entrecoupent son débit.
17h14 ... suivi fatalement et tristement de 17h15. La cloche a sonné, hors-délai.
A la seconde même ... "Mais c'est lui ! C'est lui ! C'est lui !!! Il a réussi !!!! J'en étais sûr !!!".
Merci Philippe. T'es un héro. C'est comme ces petits moments de courses qui passent inaperçus. C'est fugace mais un tel moment de bonheur dans les yeux d'un enfant, c'est unique.
Voilà notre Equipe au complet sur le marathon.
Et ça va vite ! Gilles arrive sans que je le vois, Stéphane tape un marathon avec les jambes des grands jours.
Nicolas ... clot une belle journée difficile.
PhiLLLLippe continue son dur labeur d'Embrunman avec la détermination que le jour exige.
Patrick et Etienne font du lèche-vitrine ... et se liguent pour surmonter les éléments.
Quand à Philippe, le voilà Sechitsu-engagé dans une drôle d'aventure.
19h, je récupère un VTT venu d'ailleurs. Pour l'occasion, il lui manque un parapluie.
Direction à 14,3km/h la Durance et le pont de fer.
Philippe, puis Philippe, puis Etienne et Patrick ... une longue attente sous la pluie. Je commence à être transpercé et abandonne l'idée de sortir le 7D sous ce déluge.
20h40 ... je vois les sacs poubelle "Embrun ville propre" défiler ses mes yeux. Ils sont pâles, fermés, marchant ou trottinant ... "Oh ! Patrick, j'aurai été déçu de ne pas te voir habillé en sac poubelle !!"
Etienne et Patrick continuent leur périple. Plus que 9km, ça sent la fin.
Je les accompagne un peu puis les laisse.
Au retour je croise PhiLLLLipe ! Super content de partager ces derniers mêtres avec lui !!! Il a cartonné.
21h ... je suis épuisé et trempé. Je rentre. Une bonne douche chaude me rappellent que les copains sont encore sous la pluie.
Je suis trop fatigué. Je reste à la maison pour garder les enfants et commencer à retoucher les photos (jusqu'à 1h du mat'). Ma femme prend le relais et redescend voir l'arrivée des derniers. Je n'aurai assisté à aucune arrivé.
24h ... 46", histoire d'être Sechitsu-Spirit, Philippe arrive et clos cette journée unique.
... Je ne serai donc pas Ironman à l'issue de cette trilogie 2004-2005-2006 ... mais j'aurai vécu une belle aventure et une journée pareille reste une journée magnifique.
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Publié dans Rear Flat

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Commenter cet article
I
s@lut JSiri<br /> bravo pour ce recit de la "longue journée"<br /> l'année derniere je t'ai  croisé sur le marathon a Embrun <br /> la mine triste ......a ce moment je ne pensais pas y etre a mon tour <br /> 1 an plus tard !<br /> et cette année me voiçi sur mon destrier d'alu et toi sur le bord de la route avec ton "Gun" clic clic <br /> a un de ses jours peut etre <br /> Patrice
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D
extra  (o;
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B
Super récit !  Bravo :oD
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L
Bravo JS pour ta patience, il y en a 1 qui m'a dit au téléphone que tu lui avait redonné des L, mais je crois qu'il t'a déjà remercié.
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L
Le récit de l'attente vélo est super. J'en ai (de nouveau) les larmes aux yeux (comme le 15 août dernier)
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